Bonjour.
Oui — c'est un site entier, juste pour te dire bonjour.
On est d'accord, c'est une solution un peu disproportionnée.
// codé un dimanche soir, entre deux entraînements.
Tu tiens dans la main un petit bout de bois avec un QR code.
Je te l'ai glissé, j'ai dit trois mots, et je suis reparti.
Ce n'était pas une timidité mise en scène. C'était juste la version la plus honnête de moi : te laisser quelque chose entre les mains, plutôt que t'imposer une conversation que tu n'avais pas demandée.
Je n'ai jamais été à l'aise avec l'idée d'aborder quelqu'un qui, tranquillement, n'avait rien demandé.
Les applications, elles, m'ont toujours semblé un peu artificielles — tout va trop vite, et plus grand-chose ne ressemble à la vraie vie. Je préfère les rencontres qui arrivent sans prévenir : un bar, une sortie vélo, la piscine, un croisement dans la rue.
Alors j'ai cherché une façon de laisser une porte entrouverte — sans jamais la pousser.
Il paraît qu'il existe des gens qui abordent les autres avec l'aisance d'un présentateur télé.
Je ne suis pas de ceux-là.
Moi je fonctionne un peu comme une tortue : j'avance doucement, je prends mon temps, et si l'endroit me semble sûr, je finis par sortir la tête.
Ce petit bout de bois, c'est ma façon de sortir la tête.
Parfois, la curiosité est une jolie façon de commencer une conversation.
Une de ces phrases est fausse.
Devine laquelle. (aucune conséquence, promis)
Je fais du triathlon.
Trois sports à la suite — une façon assez élaborée de transformer « je ne tiens pas en place » en projet sérieux.
C'est d'ailleurs souvent là que je croise des gens bien — un peu à bout de souffle, ce qui reste une première impression plutôt honnête.
Je ne cherche pas vraiment « un rendez-vous ».
Je crois surtout aux moments simples — ceux qu'on n'avait pas prévus :
Si un jour l'envie te prenait d'en partager un — ce serait déjà une très jolie rencontre.
Quelques images — pas pour montrer à quoi je ressemble, plutôt pour montrer où je me sens bien.



Même si tu n'as aucune envie de m'écrire — j'aimerais bien savoir ce que ça t'a fait.
C'est anonyme, et ça ne part nulle part. Juste entre toi et ton écran.
Et si jamais l'envie te prend — juste l'envie, sans aucune pression —
Ah, et — moi c'est François.
Voilà. C'est tout.
Pas de relance, pas de tunnel. Si tu refermes cette page en souriant, j'aurai déjà gagné quelque chose.
Prends soin de toi.